À nous de jouer !

« LGBTQIA…Quoi ? T pour Trans* »

Publié par
TOPO Genève

Par Baptiste Crozat, publié le 31 mai 2020
Voir l’article source sur TOPO

Trans* : Terme parapluie qui regroupe les personnes qui transgressent le genre qui leur a été attribué à la naissance (notamment : transgenre, transidentitaire, transexuel_le). Selon le Transgender Network Switzerland, « [u]ne personne trans* est une personne qui ne se reconnaît pas dans le sexe qui lui a été assigné à la naissance. Ces personnes naissent avec un corps clairement masculin ou clairement féminin, mais elles s’identifient à l’autre genre, entre les deux ou à la fois dans l’un et dans l’autre. »

On dit un homme trans* pour désigner une personne qui est née dans un corps de femme mais se sent homme intérieurement.

On dit une femme trans* pour désigner une personne qui est née dans un corps d’homme mais se sent femme intérieurement.

Ce qui compte, c’est de respecter le sentiment intérieur de la personne, et pas nos a prioris !

Autres définitions [1] à savoir :
Mégenrer : Se tromper de genre en parlant d’une personne.
Ex. 1 : dire « il » a alors que la personne souhaite qu’on utilise le pronom « elle »
Ex. 2 : dire « Tu es géniale » au lieu de « Tu es génial » en parlant à un homme trans*.

Cisgenre  : Personne s’identifiant au genre qui lui a été assigné à la naissance.
Queer : Personne qui n’adhère pas à la division binaire traditionnelle des genres et des sexualités et s’identifiant à une identité de genre et/ou à une orientation sexuelle non conforme ou fluide.
Non-binaire : Personne qui ne s’identifie ni au genre « homme », ni au genre « femme
Le terme Trans* a d’abord été utilisé comme une abréviation pour parler de transidentité ou de personnes transgenres. Il est aujourd’hui usuellement accolé d’un astérisque (« Trans* ») afin de mieux rendre compte de la diversité d’identités partageant la caractéristique commune de ne pas être cisgenre [2]. Quelques exemples : transgenre, genderqueer, agenre, bigenre, genderfluid, non-binaire, etc. Le terme « transsexuel » ne s’utilise plus car l’identité de genre est dissociée de l’identité sexuelle.

La transphobie, qui consiste en des sentiments allant de l’inconfort, l’aversion, la haine, la discrimination à la violence envers une personne trans*, n’est pas punie par le code pénal en Suisse. Cela signifie que cette forme de violence n’est pas reconnue en tant que telle, et qu’une agression transphobe sera banalisée en une forme d’agression quelconque. Elle ne sera ni prise en compte par les statistiques officielles, ni punie de manière particulière appropriée, ne donnant aucune chance à l’agresseur.e.x, et la société avec elle, de mener une réflexion sur cet acte. Cela est d’autant plus préoccupant que les personnes trans* sont souvent victimes de violences verbales voire physiques, le magazine LGBT suisse 360° décomptant en 2018 près de deux incidents homophobes et/ou transphobes par semaine, soulignant que ces données montrent « une surreprésentation des victimes trans [*] » [3]. Par ailleurs, le Conseil des États a, via sa majorité UDC, PLR et PDC, récemment refusé la motion pour le « recensement statistique des crimes haineux fondés sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre ou les caractéristiques sexuelles » le 10 mars 2020 [4]. Les autorités législatives fédérales semblent donc peu enclines à agir face à cette situation pourtant pressante.

La Journée du souvenir trans* a lieu chaque année le 20 novembre depuis 1998, pour commémorer et dénoncer le meurtre motivé par la haine de Rita Hester, une femme transgenre afro-américaine assassinée dans le quartier d’Allston à Boston, aux Etats-Unis [5].

Tu t’intéresses à la transidentité ? Tu peux aller consulter le profil Instagram de Léon Chappuis (@salinleon) qui est une mine d’or d’informations à ce sujet.

Source : Léon Salin Chappuis, 2020. www.instagram/salinleon

Par Baptiste Crozat, publié le 31 mai 2020
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Trans* : Terme parapluie qui regroupe les personnes qui transgressent le genre qui leur a été attribué à la naissance (notamment : transgenre, transidentitaire, transexuel_le). Selon le Transgender Network Switzerland, « [u]ne personne trans* est une personne qui ne se reconnaît pas dans le sexe qui lui a été assigné à la naissance. Ces personnes naissent avec un corps clairement masculin ou clairement féminin, mais elles s’identifient à l’autre genre, entre les deux ou à la fois dans l’un et dans l’autre. »

On dit un homme trans* pour désigner une personne qui est née dans un corps de femme mais se sent homme intérieurement.

On dit une femme trans* pour désigner une personne qui est née dans un corps d’homme mais se sent femme intérieurement.

Ce qui compte, c’est de respecter le sentiment intérieur de la personne, et pas nos a prioris !

Autres définitions [1] à savoir :
Mégenrer : Se tromper de genre en parlant d’une personne.
Ex. 1 : dire « il » a alors que la personne souhaite qu’on utilise le pronom « elle »
Ex. 2 : dire « Tu es géniale » au lieu de « Tu es génial » en parlant à un homme trans*.

Cisgenre  : Personne s’identifiant au genre qui lui a été assigné à la naissance.
Queer : Personne qui n’adhère pas à la division binaire traditionnelle des genres et des sexualités et s’identifiant à une identité de genre et/ou à une orientation sexuelle non conforme ou fluide.
Non-binaire : Personne qui ne s’identifie ni au genre « homme », ni au genre « femme
Le terme Trans* a d’abord été utilisé comme une abréviation pour parler de transidentité ou de personnes transgenres. Il est aujourd’hui usuellement accolé d’un astérisque (« Trans* ») afin de mieux rendre compte de la diversité d’identités partageant la caractéristique commune de ne pas être cisgenre [2]. Quelques exemples : transgenre, genderqueer, agenre, bigenre, genderfluid, non-binaire, etc. Le terme « transsexuel » ne s’utilise plus car l’identité de genre est dissociée de l’identité sexuelle.

La transphobie, qui consiste en des sentiments allant de l’inconfort, l’aversion, la haine, la discrimination à la violence envers une personne trans*, n’est pas punie par le code pénal en Suisse. Cela signifie que cette forme de violence n’est pas reconnue en tant que telle, et qu’une agression transphobe sera banalisée en une forme d’agression quelconque. Elle ne sera ni prise en compte par les statistiques officielles, ni punie de manière particulière appropriée, ne donnant aucune chance à l’agresseur.e.x, et la société avec elle, de mener une réflexion sur cet acte. Cela est d’autant plus préoccupant que les personnes trans* sont souvent victimes de violences verbales voire physiques, le magazine LGBT suisse 360° décomptant en 2018 près de deux incidents homophobes et/ou transphobes par semaine, soulignant que ces données montrent « une surreprésentation des victimes trans [*] » [3]. Par ailleurs, le Conseil des États a, via sa majorité UDC, PLR et PDC, récemment refusé la motion pour le « recensement statistique des crimes haineux fondés sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’expression de genre ou les caractéristiques sexuelles » le 10 mars 2020 [4]. Les autorités législatives fédérales semblent donc peu enclines à agir face à cette situation pourtant pressante.

La Journée du souvenir trans* a lieu chaque année le 20 novembre depuis 1998, pour commémorer et dénoncer le meurtre motivé par la haine de Rita Hester, une femme transgenre afro-américaine assassinée dans le quartier d’Allston à Boston, aux Etats-Unis [5].

Tu t’intéresses à la transidentité ? Tu peux aller consulter le profil Instagram de Léon Chappuis (@salinleon) qui est une mine d’or d’informations à ce sujet.

Source : Léon Salin Chappuis, 2020. www.instagram/salinleon


[1Ces définitions sont issues du collectif féministe genevois l’Escouade. Retrouvez-le sur instagram @lescouade.geneve ou facebook @lescouadegenevoise.

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