À nous de jouer !

Senders Production, quand la jeunesse s’approprie le cinéma d’horreur

Publié par
EPIC-Magazine

Par Clément Bourdin, publié le 22 novembre 2020
Voir l’article source sur EPIC

Début juillet, la bande-annonce du court-métrage La Maison des Senders a été diffusée dans le cadre du NIFFFTV, la déclinaison en ligne du festival du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF). Un couronnement pour la jeune équipe d’acteur·trice·s et réalisateur·trice·s qui se cache derrière ce projet « fait par des jeunes, pour des jeunes ». EPIC a discuté avec Maël Bürki, cofondateur de Senders Production et coréalisateur du court-métrage.

Raconte-nous comment vous avez monté votre projet avec votre groupe d’ami·e·s.

Au tout début, quand on était tout jeunes, on avait fait un petit film images par images durant notre temps libre, et nos amis avaient bien apprécié. Quelques années plus tard, avec un nouveau groupe d’amis, on a monté une petite série qui s’appelait Le meurtre d’Asya Senders, dans laquelle j’ai aussi joué. On a ensuite imaginé notre projet de court-métrage La Maison des Senders, en lien avec la tenue du NIFFF à Neuchâtel. On s’est donné pour objectif de participer au festival en leur proposant un court-métrage. Grâce à beaucoup de travail ainsi qu’à l’aide de nos proches et de professionnel·le·s, notamment une monteuse, nous avons pu être interviewé·e·s et diffuser le trailer de notre court-métrage sur NIFFFTV. La Maison des Senders a ensuite été dévoilé au cinéma des Arcades, à Neuchâtel, devant près de 300 personnes !

En tant que jeunes réalisateur·trice·s, quelles étaient les difficultés pour monter un projet tel que le vôtre ?

Le problème principal et qui est très vite apparu dans le projet, c’est l’argent. La deuxième difficulté, c’est de bien garder la tête sur les épaules tout au long du projet, de se dire qu’on va réussir à le terminer et de parvenir à convaincre les gens que le projet va être bien !

Comment avez-vous fait pour trouver l’argent nécessaire à la réalisation de votre projet ?

On a d’abord cherché de notre côté, on voulait faire les choses par nous-mêmes. On a regardé du côté de la Loterie romande, mais cela demandait trop de travail pour réaliser une demande. On s’est ensuite tourné vers d’autres modes de financement et c’est là qu’on s’est décidé pour le financement participatif. On a donc mis sur pied notre projet sur la plateforme Wemakeit et fait de la pub autour de nous. Finalement, on a récolté plus d’argent que prévu !

Puis, afin de couvrir d’autres frais engendrés par le projet, comme par exemple le paiement d’une monteuse professionnelle, nous avons rencontré et sollicité le soutien de la déléguée à la jeunesse du canton de Neuchâtel et du programme À nous de jouer. Leur contribution a permis de compléter le financement du projet.

En quelques mots, de quoi parle votre court-métrage ?

C’est un groupe d’ados qui mène l’enquête sur des événements étranges qui ont lieu dans une maison, la maison des Senders. Au cours de leurs recherches, ils ne découvrent pas ce qu’ils attendaient mais quelque chose de bien plus glauque dans la cave de la maison…

La bande-annonce du court-métrage

Qu’est-ce qui vous passionne dans le genre de l’horreur ? Et pourquoi avoir choisi de faire un court-métrage dans ce genre-là ?

On n’avait pas de genre favori. Mais on s’est basé sur le NIFFF et les films qui y sont diffusés. Les genres fantastiques étaient difficilement réalisables avec nos moyens réduits, le seul genre à notre portée était celui l’horreur. Mais il faut savoir qu’à la base, on n’était pas particulièrement des amateurs de films d’horreur, le but était avant tout de participer au NIFFF.

Vous avez projeté votre court-métrage au cinéma des Arcades en septembre. Quels ont été les retours du public ?

C’était impressionnant car il y avait près de 300 personnes ce jour-là qui étaient venues voir notre court-métrage. Il y avait bien sûr les membres de notre association et beaucoup de nos proches. Mais nous avons pu aussi compter sur la présence de la directrice du NIFFF, de la déléguée à la jeunesse du canton de Neuchâtel et de la représentante de l’Association suisse pour la protection du climat, l’association à laquelle les bénéfices de cette soirée de projection ont été reversés. Dans l’ensemble, les retours ont été très positifs.

Quels bénéfices personnels tirez-vous du projet ?

On a beaucoup appris en jouant dans le court-métrage évidemment, mais aussi en expérimentant tout le travail de réalisation derrière qui est énorme, ainsi qu’en observant le travail de montage suite à toutes les prises de vue qu’on a faites. On a aussi appris dans plusieurs domaines qui n’ont pas forcément un lien direct avec la création cinématographique : comment monter un site web, lancer un projet de financement participatif, faire la promotion de son projet, etc. C’était très enrichissant !

Les jeunes actrices et acteurs en plein tournage (© Senders production)

Quels projets avez-vous déjà en tête pour le futur ?

On va continuer dans le domaine du cinéma, on va proposer aux personnes qui ont participé à La Maison des Senders de nouveaux projets. L’idée maintenant c’est d’avoir du matériel vidéo et de prise de son plus professionnel. Et puis on imagine aborder des thèmes différents, et nouer des contacts avec de nouveaux festivals.

Comment voir votre court-métrage ?

C’est tout simple ! Il faut se rendre sur le site de Senders Production et aller sous « Location du film ». Le film est visionnable pour la somme de 5 CHF.

Pensez-vous que visionner des films peut nous sauver en cette période sanitaire souvent déprimante ?

Bien sûr, regarder des films peut nous faire voyager dans un autre monde et nous faire oublier ce climat difficile ! D’ailleurs, le nom de « Senders » signifie bien expéditeurs : en regardant notre film, nous allons vous expédiez dans un autre monde !

Le site de Senders production : https://www.senders-production.com/
Leur page sur anousdejouer.ch : https://anousdejouer.ch/senders-production
Leur Instagram : https://www.instagram.com/senders_production/

Par Clément Bourdin, publié le 22 novembre 2020
Voir l’article source sur EPIC

Début juillet, la bande-annonce du court-métrage La Maison des Senders a été diffusée dans le cadre du NIFFFTV, la déclinaison en ligne du festival du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF). Un couronnement pour la jeune équipe d’acteur·trice·s et réalisateur·trice·s qui se cache derrière ce projet « fait par des jeunes, pour des jeunes ». EPIC a discuté avec Maël Bürki, cofondateur de Senders Production et coréalisateur du court-métrage.

Raconte-nous comment vous avez monté votre projet avec votre groupe d’ami·e·s.

Au tout début, quand on était tout jeunes, on avait fait un petit film images par images durant notre temps libre, et nos amis avaient bien apprécié. Quelques années plus tard, avec un nouveau groupe d’amis, on a monté une petite série qui s’appelait Le meurtre d’Asya Senders, dans laquelle j’ai aussi joué. On a ensuite imaginé notre projet de court-métrage La Maison des Senders, en lien avec la tenue du NIFFF à Neuchâtel. On s’est donné pour objectif de participer au festival en leur proposant un court-métrage. Grâce à beaucoup de travail ainsi qu’à l’aide de nos proches et de professionnel·le·s, notamment une monteuse, nous avons pu être interviewé·e·s et diffuser le trailer de notre court-métrage sur NIFFFTV. La Maison des Senders a ensuite été dévoilé au cinéma des Arcades, à Neuchâtel, devant près de 300 personnes !

En tant que jeunes réalisateur·trice·s, quelles étaient les difficultés pour monter un projet tel que le vôtre ?

Le problème principal et qui est très vite apparu dans le projet, c’est l’argent. La deuxième difficulté, c’est de bien garder la tête sur les épaules tout au long du projet, de se dire qu’on va réussir à le terminer et de parvenir à convaincre les gens que le projet va être bien !

Comment avez-vous fait pour trouver l’argent nécessaire à la réalisation de votre projet ?

On a d’abord cherché de notre côté, on voulait faire les choses par nous-mêmes. On a regardé du côté de la Loterie romande, mais cela demandait trop de travail pour réaliser une demande. On s’est ensuite tourné vers d’autres modes de financement et c’est là qu’on s’est décidé pour le financement participatif. On a donc mis sur pied notre projet sur la plateforme Wemakeit et fait de la pub autour de nous. Finalement, on a récolté plus d’argent que prévu !

Puis, afin de couvrir d’autres frais engendrés par le projet, comme par exemple le paiement d’une monteuse professionnelle, nous avons rencontré et sollicité le soutien de la déléguée à la jeunesse du canton de Neuchâtel et du programme À nous de jouer. Leur contribution a permis de compléter le financement du projet.

En quelques mots, de quoi parle votre court-métrage ?

C’est un groupe d’ados qui mène l’enquête sur des événements étranges qui ont lieu dans une maison, la maison des Senders. Au cours de leurs recherches, ils ne découvrent pas ce qu’ils attendaient mais quelque chose de bien plus glauque dans la cave de la maison…

La bande-annonce du court-métrage

Qu’est-ce qui vous passionne dans le genre de l’horreur ? Et pourquoi avoir choisi de faire un court-métrage dans ce genre-là ?

On n’avait pas de genre favori. Mais on s’est basé sur le NIFFF et les films qui y sont diffusés. Les genres fantastiques étaient difficilement réalisables avec nos moyens réduits, le seul genre à notre portée était celui l’horreur. Mais il faut savoir qu’à la base, on n’était pas particulièrement des amateurs de films d’horreur, le but était avant tout de participer au NIFFF.

Vous avez projeté votre court-métrage au cinéma des Arcades en septembre. Quels ont été les retours du public ?

C’était impressionnant car il y avait près de 300 personnes ce jour-là qui étaient venues voir notre court-métrage. Il y avait bien sûr les membres de notre association et beaucoup de nos proches. Mais nous avons pu aussi compter sur la présence de la directrice du NIFFF, de la déléguée à la jeunesse du canton de Neuchâtel et de la représentante de l’Association suisse pour la protection du climat, l’association à laquelle les bénéfices de cette soirée de projection ont été reversés. Dans l’ensemble, les retours ont été très positifs.

Quels bénéfices personnels tirez-vous du projet ?

On a beaucoup appris en jouant dans le court-métrage évidemment, mais aussi en expérimentant tout le travail de réalisation derrière qui est énorme, ainsi qu’en observant le travail de montage suite à toutes les prises de vue qu’on a faites. On a aussi appris dans plusieurs domaines qui n’ont pas forcément un lien direct avec la création cinématographique : comment monter un site web, lancer un projet de financement participatif, faire la promotion de son projet, etc. C’était très enrichissant !

Les jeunes actrices et acteurs en plein tournage (© Senders production)

Quels projets avez-vous déjà en tête pour le futur ?

On va continuer dans le domaine du cinéma, on va proposer aux personnes qui ont participé à La Maison des Senders de nouveaux projets. L’idée maintenant c’est d’avoir du matériel vidéo et de prise de son plus professionnel. Et puis on imagine aborder des thèmes différents, et nouer des contacts avec de nouveaux festivals.

Comment voir votre court-métrage ?

C’est tout simple ! Il faut se rendre sur le site de Senders Production et aller sous « Location du film ». Le film est visionnable pour la somme de 5 CHF.

Pensez-vous que visionner des films peut nous sauver en cette période sanitaire souvent déprimante ?

Bien sûr, regarder des films peut nous faire voyager dans un autre monde et nous faire oublier ce climat difficile ! D’ailleurs, le nom de « Senders » signifie bien expéditeurs : en regardant notre film, nous allons vous expédiez dans un autre monde !

Le site de Senders production : https://www.senders-production.com/
Leur page sur anousdejouer.ch : https://anousdejouer.ch/senders-production
Leur Instagram : https://www.instagram.com/senders_production/

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