À nous de jouer !

[Portraits associatifs N°1] Maison Sauvage

Publié par
EPIC-Magazine

Par Alice Randegger, publié le 26 octobre 2020
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En partenariat avec la plateforme À nous de jouer ! dédiée à l’engagement des jeunes, EPIC te propose une nouvelle série intitulée Portraits associatifs. Jusqu’à l’été prochain, découvre chaque mois une association, les personnes qui s’y engagent pour faire vivre la culture locale et les valeurs qu’elles défendent. Bien que les dancefloors soient déserts en ce mois d’octobre, on ouvre cette série avec Maison Sauvage !

Créée en 2017, l’Association Tourne-Disque est constituée de cinq membres qui ont entre 23 à 25 ans et met sur pied des événements musicaux. Branchée musique électronique, son but est de faire danser les gens. En 2019 a lieu sa première soirée d’envergure : Maison Sauvage. Le succès est immédiat et on attend la fin de la pandémie pour aller danser lors de sa deuxième édition. En attendant, on brosse donc le portrait de Tourne-Disque et de sa Maison Sauvage en compagnie de quatre de ses membres : Ludovic, Loan, Vincent, dit Vico, et Vincent, dit Cenv.

Pourquoi avez-vous créé Tourne-Disque ?

Ludovic : Il faut savoir qu’on a commencé par organiser des raves. On en a fait trois avec la Gourmandise, Antidote, plusieurs collectifs genevois, et au bout d’un moment, on a été un peu lassés. Il y avait des choses qui ne nous plaisaient pas forcément dans ce milieu. On voulait faire quelque chose de plus carré, de plus solide, de plus gros. En fait, on veut faire la même chose que quand on organisait des raves mais d’une manière légale et totalement officielle.

Quels sont les buts et les valeurs de l’association ?

Vico : La promotion de la culture électronique – on est très axés house et techno. Un des objectifs qui est arrivé quand on a monté le projet de Maison Sauvage, c’était vraiment de réveiller Genève. On trouvait que c’était tout le temps les mêmes soirées. Quand on a eu cette opportunité avec la Fonderie Kugler, on a sauté dessus. La chose qui nous rassemble avant tout, c’est notre passion pour la musique. Dérivés de ça, c’est le partage, l’acceptation de tous. Ce qu’on aime beaucoup dans la fête, c’est ce côté libéré. Les gens peuvent s’ouvrir plus facilement en soirée.

Cenv : En plus de ça, il y a aussi la cohésion artistique. On ne fait pas que du DJ sur scène et sur notre affiche, il n’y a pas qu’elles et eux qui sont exposés. Le but est de promouvoir tous et toutes les artistes qui vont avoir un impact sur la soirée, toutes sortes d’acteurs du milieu.

Fonctionnement

Comment est-ce que vous fonctionnez ?

Vico  : On travaille tous ensemble, sur tous les départements. Il n’y a pas vraiment de rôles assignés hermétiquement. Toutes les décisions sont prises à l’unanimité.

Loan : Le fait qu’on soit cinq et qu’on soit potes avant tout facilite beaucoup ce fonctionnement. S’il y en a un qui est contre un artiste, on va tous le convaincre, ou chercher autre chose. Le fait qu’on se connaisse bien sous-entend aussi qu’on est conscients des forces et des faiblesses de chacun. On n’a même pas besoin de se répartir les tâches.

Cenv : Ce qui fait notre force, c’est que tout le monde donne son avis jusqu’à ce qu’on trouve le truc idéal. Plus on débat et plus on filtre les bonnes et les mauvaises idées. On ne prendra jamais la mauvaise décision puisque le truc est pensé à chaque fois jusqu’au bout !

Vous avez un budget annuel ?

Ludovic : On a un budget qui s’est fait grâce à Maison sauvage. Vu que ce festival a bien marché et qu’on a eu pas mal d’argent, on voulait réinvestir tous les bénéfices qu’ont à eu dans la nouvelle édition, faire ça à chaque fois dans l’optique de pouvoir créer quelque chose de plus grand à chaque fois.

Vico : Mais à chaque édition, on cherche des sponsors, etc.

Aperçu de la première édition de Maison Sauvage, en 2019 à l’Usine Kugler.

Qui est payé lors de vos événements ?

Ludovic : Tout le monde sauf nous.

Loan : Parce que, justement, on travaille surtout avec des assoc’. Si elles veulent grandir elles aussi, elles ont besoin d’argent, malheureusement.

Vico : Ça sert aussi à payer tout le matériel qu’ils amènent sur place ! Ils nous soumettent un budget et se dégagent un salaire s’ils le veulent, ou pas.

Ludovic : On crée cet écosystème autour de nous et on manage un peu tout le monde. C’est ça qui crée Maison Sauvage. C’est pas l’association Tourne-Disque, c’est tout ce qu’il y a autour.

Votre force, c’est justement d’arriver à fédérer plein de gens différents ?

Vico : Oui, en plus du travail d’équipe dont on a déjà parlé. On laisse carte blanche à tout le monde.

Loan : On est hyper faciles d’accès. Tu viens vers nous avec un projet et on t’aide à le monter.

Vico : Tous nos bénévoles sont des potes, des potes de potes. Ils veulent tous « faire partie de l’assoc’ » mais sans s’impliquer à 100%. Ils sont là pour nous aider quand on en a besoin. On arrive vraiment à créer cette bulle.

Loan : Côté prog, je pense aussi que ça reflète aussi le besoin du public genevois à voir de nouvelles choses. Il y a eu beaucoup de ferveur et d’enthousiasme de la part de tous ceux qui ont collaboré avec nous et je pense que c’est parce que tout le monde se réjouissait de mettre cette première édition de Maison Sauvage sur pied pour proposer quelque chose d’inédit. À chaque fois qu’on créera quelque chose de nouveau il y aura cet engouement parce que Genève a besoin de nouveauté.

Défis et ambitions

Est-ce que vous avez des difficultés, des défis, en tant qu’assoc’ ?

Loan : C’est celui de grandir. J’ai peut-être la grosse tête en disant ça, mais j’ai l’impression que tous nos événements ont été des réussites, à part peut-être une rave… Dès la première, il y avait 250 personnes. On avait pensé à tout, aux extincteurs, etc. C’était picobello et ça nous a donné envie de faire bien à chaque fois.

Vico : On veut quand même rester à taille humaine. On a pensé à partir de la Fonderie Kugler parce qu’on avait dû refouler beaucoup, beaucoup de gens en 2019. On voulait trouver un endroit plus grand et finalement, non.

Ludovic : Je dirais aussi qu’on n’est pas de professionnels dans le monde de la musique. On a beau en écouter beaucoup, il nous manque une vision globale. Booker, c’est un vrai métier et on se rend compte que ce n’est pas facile.

Loan : On est jeunes aussi, et tout ce qu’on fait est assez récent. Tu ne sais pas forcément interagir avec les gens qui bossent sur l’événement parce qu’ils sont souvent plus âgés que toi, ils ont plus d’expérience. C’était un peu spécial d’avoir ce rôle de manageur. Je ne me sentais pas forcément légitime et c’était intéressant d’apprendre à interagir avec toutes les personnes sur place.

Quelles sont vos priorités, dans un futur plus ou moins proche ?

Vico : Pouvoir recommencer au plus vite, dès la fin du covid. Mais c’est tellement incertain que bon…

Cenv : On a chacun des trucs différents qui nous font kiffer. Moi, clairement, le truc que je ressens comme un besoin, c’est de faire danser les gens. Je veux faire les meilleurs événements possibles suivant ce qui nous intéresse, nos goûts, nos envies, etc. Cette vision d’aller vers le progrès – c’est-à-dire rassembler plein de gens pour collaborer –, c’est tout un truc qu’on a en tête.

Vico : Après, on a aussi tous des DJ qu’on a envie d’inviter.

Cenv : La première édition de Maison sauvage, je la comparerais aux Legos, ou aux Sims. Le jeu c’est de tout monter, de tout construire, d’arriver au but final : tout détruire. Et on recommence !

Engagement

Quels conseils vous donneriez à quelque’un·e qui hésite à s’engager dans une association culturelle ?

Vico : De ne plus hésiter hein (rires) !

Loan : Tu te fais des amis et en plus, on rencontre vraiment beaucoup de gens. T’apprends énormément sur toi-même, sur tes qualités. Pour la vie professionnelle, c’est toujours un plus, soit sur le CV, soit sur ta manière d’interagir avec les artistes, la façon de communiquer, de chercher des sponsors, des partenariats, etc. C’est du sérieux.

Ludovic : Ça nous pousse à donner plus de nous-mêmes.

Vico : Le fait d’être en groupe est important. Des fois, seul, t’as envie de faire plein de projets, d’organiser plein de trucs mais, soit la flemme, soit le manque d’expérience ou autre t’en empêchent. Dans une assoc’, chacun·e amène ses qualités et se pousse jusqu’au bout du projet parce qu’on veut tous qu’il voit le jour. Il n’y a personne qui va s’endormir sur le côté parce que c’est un travail d’équipe.

Cenv : C’est aussi maintenant qu’il faut le faire, tant qu’on est jeunes, parce qu’on n’a pas encore trop de responsabilités. Ça va toujours être flou au début. Quand tu commences quelque chose, tu ne sais jamais ce que ça va donner ; c’est en constante évolution un projet et il ne faut vraiment pas avoir peur de commencer. Peut-être qu’il faudra l’avorter, peut-être pas, mais en tout cas, il n’y aura jamais de regrets. Les seuls regrets c’est pour ceux qui n’ont rien commencé.

Découvre la page de Maison sauvage sur anousdejouer.ch, sur Instagram et sur Facebook.

Par Alice Randegger, publié le 26 octobre 2020
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En partenariat avec la plateforme À nous de jouer ! dédiée à l’engagement des jeunes, EPIC te propose une nouvelle série intitulée Portraits associatifs. Jusqu’à l’été prochain, découvre chaque mois une association, les personnes qui s’y engagent pour faire vivre la culture locale et les valeurs qu’elles défendent. Bien que les dancefloors soient déserts en ce mois d’octobre, on ouvre cette série avec Maison Sauvage !

Créée en 2017, l’Association Tourne-Disque est constituée de cinq membres qui ont entre 23 à 25 ans et met sur pied des événements musicaux. Branchée musique électronique, son but est de faire danser les gens. En 2019 a lieu sa première soirée d’envergure : Maison Sauvage. Le succès est immédiat et on attend la fin de la pandémie pour aller danser lors de sa deuxième édition. En attendant, on brosse donc le portrait de Tourne-Disque et de sa Maison Sauvage en compagnie de quatre de ses membres : Ludovic, Loan, Vincent, dit Vico, et Vincent, dit Cenv.

Pourquoi avez-vous créé Tourne-Disque ?

Ludovic : Il faut savoir qu’on a commencé par organiser des raves. On en a fait trois avec la Gourmandise, Antidote, plusieurs collectifs genevois, et au bout d’un moment, on a été un peu lassés. Il y avait des choses qui ne nous plaisaient pas forcément dans ce milieu. On voulait faire quelque chose de plus carré, de plus solide, de plus gros. En fait, on veut faire la même chose que quand on organisait des raves mais d’une manière légale et totalement officielle.

Quels sont les buts et les valeurs de l’association ?

Vico : La promotion de la culture électronique – on est très axés house et techno. Un des objectifs qui est arrivé quand on a monté le projet de Maison Sauvage, c’était vraiment de réveiller Genève. On trouvait que c’était tout le temps les mêmes soirées. Quand on a eu cette opportunité avec la Fonderie Kugler, on a sauté dessus. La chose qui nous rassemble avant tout, c’est notre passion pour la musique. Dérivés de ça, c’est le partage, l’acceptation de tous. Ce qu’on aime beaucoup dans la fête, c’est ce côté libéré. Les gens peuvent s’ouvrir plus facilement en soirée.

Cenv : En plus de ça, il y a aussi la cohésion artistique. On ne fait pas que du DJ sur scène et sur notre affiche, il n’y a pas qu’elles et eux qui sont exposés. Le but est de promouvoir tous et toutes les artistes qui vont avoir un impact sur la soirée, toutes sortes d’acteurs du milieu.

Fonctionnement

Comment est-ce que vous fonctionnez ?

Vico  : On travaille tous ensemble, sur tous les départements. Il n’y a pas vraiment de rôles assignés hermétiquement. Toutes les décisions sont prises à l’unanimité.

Loan : Le fait qu’on soit cinq et qu’on soit potes avant tout facilite beaucoup ce fonctionnement. S’il y en a un qui est contre un artiste, on va tous le convaincre, ou chercher autre chose. Le fait qu’on se connaisse bien sous-entend aussi qu’on est conscients des forces et des faiblesses de chacun. On n’a même pas besoin de se répartir les tâches.

Cenv : Ce qui fait notre force, c’est que tout le monde donne son avis jusqu’à ce qu’on trouve le truc idéal. Plus on débat et plus on filtre les bonnes et les mauvaises idées. On ne prendra jamais la mauvaise décision puisque le truc est pensé à chaque fois jusqu’au bout !

Vous avez un budget annuel ?

Ludovic : On a un budget qui s’est fait grâce à Maison sauvage. Vu que ce festival a bien marché et qu’on a eu pas mal d’argent, on voulait réinvestir tous les bénéfices qu’ont à eu dans la nouvelle édition, faire ça à chaque fois dans l’optique de pouvoir créer quelque chose de plus grand à chaque fois.

Vico : Mais à chaque édition, on cherche des sponsors, etc.

Aperçu de la première édition de Maison Sauvage, en 2019 à l’Usine Kugler.

Qui est payé lors de vos événements ?

Ludovic : Tout le monde sauf nous.

Loan : Parce que, justement, on travaille surtout avec des assoc’. Si elles veulent grandir elles aussi, elles ont besoin d’argent, malheureusement.

Vico : Ça sert aussi à payer tout le matériel qu’ils amènent sur place ! Ils nous soumettent un budget et se dégagent un salaire s’ils le veulent, ou pas.

Ludovic : On crée cet écosystème autour de nous et on manage un peu tout le monde. C’est ça qui crée Maison Sauvage. C’est pas l’association Tourne-Disque, c’est tout ce qu’il y a autour.

Votre force, c’est justement d’arriver à fédérer plein de gens différents ?

Vico : Oui, en plus du travail d’équipe dont on a déjà parlé. On laisse carte blanche à tout le monde.

Loan : On est hyper faciles d’accès. Tu viens vers nous avec un projet et on t’aide à le monter.

Vico : Tous nos bénévoles sont des potes, des potes de potes. Ils veulent tous « faire partie de l’assoc’ » mais sans s’impliquer à 100%. Ils sont là pour nous aider quand on en a besoin. On arrive vraiment à créer cette bulle.

Loan : Côté prog, je pense aussi que ça reflète aussi le besoin du public genevois à voir de nouvelles choses. Il y a eu beaucoup de ferveur et d’enthousiasme de la part de tous ceux qui ont collaboré avec nous et je pense que c’est parce que tout le monde se réjouissait de mettre cette première édition de Maison Sauvage sur pied pour proposer quelque chose d’inédit. À chaque fois qu’on créera quelque chose de nouveau il y aura cet engouement parce que Genève a besoin de nouveauté.

Défis et ambitions

Est-ce que vous avez des difficultés, des défis, en tant qu’assoc’ ?

Loan : C’est celui de grandir. J’ai peut-être la grosse tête en disant ça, mais j’ai l’impression que tous nos événements ont été des réussites, à part peut-être une rave… Dès la première, il y avait 250 personnes. On avait pensé à tout, aux extincteurs, etc. C’était picobello et ça nous a donné envie de faire bien à chaque fois.

Vico : On veut quand même rester à taille humaine. On a pensé à partir de la Fonderie Kugler parce qu’on avait dû refouler beaucoup, beaucoup de gens en 2019. On voulait trouver un endroit plus grand et finalement, non.

Ludovic : Je dirais aussi qu’on n’est pas de professionnels dans le monde de la musique. On a beau en écouter beaucoup, il nous manque une vision globale. Booker, c’est un vrai métier et on se rend compte que ce n’est pas facile.

Loan : On est jeunes aussi, et tout ce qu’on fait est assez récent. Tu ne sais pas forcément interagir avec les gens qui bossent sur l’événement parce qu’ils sont souvent plus âgés que toi, ils ont plus d’expérience. C’était un peu spécial d’avoir ce rôle de manageur. Je ne me sentais pas forcément légitime et c’était intéressant d’apprendre à interagir avec toutes les personnes sur place.

Quelles sont vos priorités, dans un futur plus ou moins proche ?

Vico : Pouvoir recommencer au plus vite, dès la fin du covid. Mais c’est tellement incertain que bon…

Cenv : On a chacun des trucs différents qui nous font kiffer. Moi, clairement, le truc que je ressens comme un besoin, c’est de faire danser les gens. Je veux faire les meilleurs événements possibles suivant ce qui nous intéresse, nos goûts, nos envies, etc. Cette vision d’aller vers le progrès – c’est-à-dire rassembler plein de gens pour collaborer –, c’est tout un truc qu’on a en tête.

Vico : Après, on a aussi tous des DJ qu’on a envie d’inviter.

Cenv : La première édition de Maison sauvage, je la comparerais aux Legos, ou aux Sims. Le jeu c’est de tout monter, de tout construire, d’arriver au but final : tout détruire. Et on recommence !

Engagement

Quels conseils vous donneriez à quelque’un·e qui hésite à s’engager dans une association culturelle ?

Vico : De ne plus hésiter hein (rires) !

Loan : Tu te fais des amis et en plus, on rencontre vraiment beaucoup de gens. T’apprends énormément sur toi-même, sur tes qualités. Pour la vie professionnelle, c’est toujours un plus, soit sur le CV, soit sur ta manière d’interagir avec les artistes, la façon de communiquer, de chercher des sponsors, des partenariats, etc. C’est du sérieux.

Ludovic : Ça nous pousse à donner plus de nous-mêmes.

Vico : Le fait d’être en groupe est important. Des fois, seul, t’as envie de faire plein de projets, d’organiser plein de trucs mais, soit la flemme, soit le manque d’expérience ou autre t’en empêchent. Dans une assoc’, chacun·e amène ses qualités et se pousse jusqu’au bout du projet parce qu’on veut tous qu’il voit le jour. Il n’y a personne qui va s’endormir sur le côté parce que c’est un travail d’équipe.

Cenv : C’est aussi maintenant qu’il faut le faire, tant qu’on est jeunes, parce qu’on n’a pas encore trop de responsabilités. Ça va toujours être flou au début. Quand tu commences quelque chose, tu ne sais jamais ce que ça va donner ; c’est en constante évolution un projet et il ne faut vraiment pas avoir peur de commencer. Peut-être qu’il faudra l’avorter, peut-être pas, mais en tout cas, il n’y aura jamais de regrets. Les seuls regrets c’est pour ceux qui n’ont rien commencé.

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